Nous voilà déjà à la dernière soirée d'août. Le jour décline et nous annonce le retour des cris enfantins dans les cours d'école.
Contrairement à l'an dernier, ma tête n'est pas emplie de bonnes résolutions pour cette rentrée. J'ai repris le chemin du travail depuis une semaine après quinze jours de vacances bénéfiques à défaut d'être dépaysantes. Le retour au quotidien est environ cent fois moins douloureux qu'après mon voyage aux États-Unis : c'est toujours ça de pris.
Mais dans mon détachement, je regrette pourtant déjà un peu le jardin, le tas de compost, les framboises et les tomates. Je regrette un peu les volets qui s'ouvrent sur les arbres et la pelouse, le soleil qui mord la peau, la fraîcheur d'une maison, l'odeur des brochettes qui cuisent. Je regrette un peu la famille et la simplicité des instants passés ensemble.
Si la période de rentrée a toujours de petits airs de nouveauté et de tristesse mêlées, je l'aborde dans un état entre la résignation, l'indifférence et le calme. Dans mon esprit, c'est un peu : "on verra bien". Je crois être assez confiante en mon sort finalement.
En attendant de voir ce que le "on verra bien" me réserve, je me plonge dans mon calendrier. Je note les événements à venir qui devraient sérieusement m'aider à faire une bonne transition vers le coeur de l'automne :
- le concert de Coldplay au parc des Princes lundi prochain
- les Journées du patrimoine
- un bon massage californien
- quelques salons (photo, chocolat, etc.) mi-octobre
- le spectacle de Florence Foresti
- une journée tennis à Bercy
- un concert de Thomas Dutronc
- etc. !
Plus généralement, je pourrais dire que mon objectif pour cette rentrée est de garder le sourire jusqu'au prochain temps des bilans.
Et vous, comment vous sentez-vous pour la rentrée ?

Le faisceau lumineux de la Tour Eiffel balaie
machinalement le ciel dans la nuit. Il y a dix ans encore, je me demandais si sa danse ferait un jour partie de mon quotidien.
dotes et impressions. La seconde partie est divisée par thèmes :
Les jours parfois se ressemblent. Ceux de nos
25 ans sont bercés des mêmes questions que celles de nos 5 ans, en plus aiguës. "J'ai peut-être vécu le tiers de ma vie et qu'ai-je donc fait ? où suis-je allée ? qu'est-ce que j'aime ?". Sans
larmes et dans le calme, les vagues reviennent toujours raviver l'humidité du sable...
Ce matin en m'éveillant, j'ai vu mon
coeur serré. Mon souffle court l'a pincé malgré lui. Alors en moi, je lui ai dit :
Paris, qui t'a dessiné ainsi ?
Paris matin, Paris chagrin.
Je sais que la vie est dehors, que le vendredi soir,
les gens se réunissent, rient, dansent. Je le fais aussi parfois. Mais savent-ils tous aussi ce qu’est une bonne soirée seul chez soi ? De n’exister à des moments pour personne d’autre que
soi-même ?
22h10, un dimanche soir. L'heure des calculs et des
pages à tourner.



